HGGSP
Épreuve écrite du baccalauréat
Sujet annulé
Dissertation
— Les acteurs de la conquête de l’espace et des océans
— Pourquoi la France préserve-t-elle son patrimoine ?
Étude critique de documents
— La cyberdéfense : un enjeu pour la souveraineté nationale de la France
L’article de presse fait le compte rendu d’un discours de la ministre des Armées du 4 mars 2021 :
Déclaration sur la cyberdéfense (Vie publique)
Déclaration sur la cyberdéfense (ministère des Armées)
Éléments de corrigé
Dissertation
Les acteurs de la conquête de l’espace et des océans
Pourquoi la France préserve-t-elle son patrimoine ?
Étude critique de documents
La cyberdéfense : un enjeu pour la souveraineté nationale de la France
Les acteurs de la conquête de l’espace et des océans
Le sujet appelle une présentation des acteurs, mais il faut éviter le simple catalogue. S’interroger sur la portée des changements des dernières décennies : révision de la partie XI de la CNUDM, deuxième âge spatial, montée en puissance de la société civile. On peut montrer pour commencer que les États sont les premiers acteurs de la conquête : exploration de l’Océan et de l’espace, projection et dissuasion navales, appropriation des mers et de leur lit, premier âge spatial, course à l’espace, satellites militaires d’observation et de télécommunications. Il faut ensuite analyser la place des entreprises privées, montrer que leur participation à la conquête n’est pas nouvelle, mais qu’elle se renforce à partir des années 1990 : compagnies maritimes et transport de marchandises par mer, compagnies pétrolières et exploitation des gisements en mer, révision de la partie XI de la CNUDM et exploitation commerciale des grands fonds marins, deuxième âge spatial et privatisation de la course à l’espace, compagnies-États et firmes souveraines. On peut montrer pour terminer que les États conservent toute leur place — contrôle de leur domaine maritime, réarmement naval, arsenalisation ou martialisation de l’espace, capitalisme de la finitude — et qu’ils entretiennent des relations avec leurs firmes sans toujours s’accorder avec elles, mais qu’ils doivent composer avec d’autres acteurs : organisations internationales, institutions scientifiques internationales, organisations non gouvernementales et société civile internationale.
Pourquoi la France préserve-t-elle son patrimoine ?
Le sujet appelle une réflexion sur les finalités de la préservation du patrimoine en France. Il porte sur une longue période qui commence avec la Révolution française et inclut les XIXe et XXe siècles. On peut montrer que la préservation du patrimoine contribue à la construction de l’État-nation, qu’elle concourt à sa diplomatie comme à son rayonnement dans le monde et qu’elle sert l’activité économique, sans se limiter au tourisme. La préservation du patrimoine contribue à la construction de l’État-nation : prise de conscience patrimoniale sous la Révolution, quête de légitimité par les régimes successifs, construction d’une identité nationale. Elle concourt à l’action extérieure de la France : un cadre propice à la diplomatie, un moyen de rapprochement avec l’étranger, une composante du pouvoir de convaincre. Elle sert l’activité économique : économie touristique, commerce extérieur, avantage dans la compétition des villes mondiales, stratégies des firmes françaises à l’étranger.
La cyberdéfense : un enjeu pour la souveraineté nationale de la France
Le document est un article de presse fondé sur une dépêche d’agence. Il fait le compte rendu d’un discours de la ministre française des Armées prononcé lors de la signature d’une convention entre son ministère et le groupement d’intérêt public Action contre la cybermalveillance (4 mars 2021). L’intitulé du sujet porte sur la cyberdéfense comme « enjeu » de souveraineté nationale. La consigne invite à distinguer des « défis » et des « réponses ». On peut commencer par s’interroger sur la nature de la menace : des cyberattaques menées dans le cyberespace, « un espace où la malveillance ne dort jamais », c’est-à-dire des attaques conduites par des logiciels malveillants, qui frappent les systèmes d’information et effacent la distinction entre cible et vecteur. Il faut ensuite expliquer que ces cyberattaques sont une menace pour la sécurité nationale en raison de leur origine — États étrangers et groupes non étatiques —, de leurs objectifs — paralysie, désinformation, renseignement — et de la diversité des cibles — ministère des Armées, industrie de défense et sous-traitants, établissements publics, collectivités territoriales, particuliers. Il faut montrer pour terminer que la cyberdéfense est nécessairement collective, qu’elle repose en France sur différents acteurs civils et militaires ou publics et privés, qu’elle s’efforce de coordonner leur action en associant lutte informatique défensive, offensive et d’influence.