Les « quatre libertés » de Franklin Roosevelt : discours sur l’état de l’Union du 6 janvier 1941

Les États-Unis et le monde depuis les « Quatorze Points » du président Wilson


Le discours des « quatre libertés » (6 janvier 1941) est le huitième discours sur l’état de l’Union du président Roosevelt. Une semaine auparavant, dans une allocution radiodiffusée (29 décembre 1940), Roosevelt affirme : « Nous devons être l’arsenal des démocraties. » La levée de l’embargo sur les armes à destination des belligérants date du 4 novembre 1939.

In the future days, which we seek to make secure, we look forward to a world founded upon four essential human freedoms.

The first is freedom of speech and expression — everywhere in the world.

The second is freedom of every person to worship God in his own way — everywhere in the world.

The third is freedom from want — which, translated into world terms, means economic understandings which will secure to every nation a healthy peacetime life for its inhabitants-everywhere in the world.

The fourth is freedom from fear — which, translated into world terms, means a world-wide reduction of armaments to such a point and in such a thorough fashion that no nation will be in a position to commit an act of physical aggression against any neighbor — anywhere in the world.

Franklin Roosevelt’s Annual Address to Congress – January 6, 1941

Une traduction du discours dans la Nouvelle revue de droit international privé, 1946

Pour ces jours futurs que nous cherchons à mettre à l’abri du danger, nous envisageons un monde basé sur quatre libertés humaines essentielles.

La première est la liberté de parole et d’expression — dans le monde entier.

La deuxième est la liberté pour toute personne d’adorer Dieu à sa guise — dans le monde entier.

La troisième est la libération de la misère, ce qui, exprimé en termes courants, équivaut à une entente économique qui garantira une vie saine et paisible pour tous les habitants de chaque nation, dans le monde entier.

La quatrième est la libération de la crainte, ce qui équivaut à une réduction générale des armements, réduction si complète et si absolue, sur toute la surface de la terre, qu’aucune nation ne sera en mesure de commettre un acte d’agression armée contre aucun de ses voisins où que ce soit, dans le monde entier.

Nouvelle revue de droit international privé, 1946.

GALLICA – BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE